C’est officiel : après un vote aussi transparent qu’un PowerPoint de veille stratégique, Charles a tranché le Club Influence est sacré « meilleur club de l’EGE ». Oui, vous avez bien lu. Meilleur. Club. Rien que ça. Et ce, sous les applaudissements discrets de lui-même et les regards assassins d’à peu près toutes les autres associations de l’école.
Les murmures vont bon train dans les couloirs : « Comment ça, meilleur club ? » s’indigne le président du Club Cyber, les yeux rougis par la lumière bleue de ses schémas MITRE ATT&CK. « On nous a encore hackés, c’est sûr ! » crie-t-il, pendant que les membres du Club Stratégie rédigent déjà un rapport de 48 pages dénonçant un « déficit démocratique majeur » dans le processus de décision.
Mais la tempête ne s’arrête pas là. Pour célébrer la victoire du Club Influence, Charles a décidé d’aller au bout du concept : tous les membres gagnent un voyage de deux mois à Miami, en all-inclusive, histoire de “travailler sur les réseaux d’influence transatlantiques”, paraît-il. Une manière élégante de dire “bronzer et siroter des mojitos sur le budget moral de l’école”.
Pendant ce temps, au Club Intelligence Éco, on parle déjà de boycotter les réunions du jeudi par “solidarité académique”. Le Club Défense, lui, hésite à envahir symboliquement la salle du Club Influence, “pour rétablir la souveraineté des associations opprimées”.
Et pourtant, malgré les cris, les complots et les crises existentielles, une chose reste indéniable : le Club Influence a réussi son coup. Parce qu’en influence, justement, tout est question de perception.
Alors, est-ce que ce triomphe tropical était mérité ? L’histoire le dira… ou alors la conférence du 13 avril le démontrera, subtilement, entre deux interventions “hautement stratégiques”.
Petit conseil aux autres clubs : réservez vos billets. Ça pourrait bien être le seul moyen d’approcher Miami cette année.